Impôt sur les donations – Résidence familiale dans une GbR

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Introduction à la taxe de donation

L’essentiel en bref

  • La taxe de donation s’applique aux transferts sans contrepartie tels que de l’argent, des biens immobiliers, des terrains, des objets de valeur ou un appartement en copropriété.
  • Le montant de l’impôt dépend de :
    • la valeur de la donation,
    • la relation de parenté (classe fiscale I, II, III),
    • les abattements en vigueur selon ErbStG.
  • Des exemptions fiscales peuvent réduire la charge – notamment pour la maison familiale, mais seulement en cas d’utilisation complète et personnelle.
  • L’utilisation partielle ou non continue d’une maison familiale peut entraîner la perte de l’exonération fiscale.
  • La classe fiscale II (par ex. frères et sœurs, nièces/neveux, beaux-enfants) entraîne souvent une charge fiscale plus élevée – une planification précoce est donc avantageuse.

Une offre individuelle pour une consultation ou des solutions fiscales peut aider à optimiser la charge fiscale. Pour toute question concernant les raisons légales ou fiscales d’une donation, la reconnaissance ou la création d’une maison familiale ou la gestion d’une succession en cas d’héritage, nous sommes à votre disposition. Plus d’informations, moyens de contact par e-mail et pages complémentaires sont disponibles dans notre espace service.

L’impôt sur les successions et la loi sur la taxe de donation

Classes fiscales et abattements dans l’ErbStG

La loi sur l’impôt sur les successions et la taxe de donation (ErbStG) constitue la base légale pour la taxation des successions et des donations en Allemagne. Elle régit comment l’acquisition d’actifs – que ce soit par le décès du testateur ou par une donation de son vivant – est traitée fiscalement. L’élément déterminant pour le montant de l’impôt sur les successions ou la taxe de donation est la valeur de l’acquisition, le degré de parenté entre le testateur ou le donateur et l’héritier ou le donataire, ainsi que la classe fiscale respective.

L’ErbStG distingue différentes classes fiscales, qui sont déterminantes pour le calcul de l’impôt et l’octroi d’abattements. La classe fiscale I est particulièrement avantageuse, englobant les conjoints, partenaires de vie et descendants directs tels que les enfants et petits-enfants. Pour ces groupes de personnes, les abattements sont les plus élevés et les taux d’imposition les plus bas. Plus la relation parentale avec le testateur ou le donateur est étroite, plus les conditions fiscales pour l’acquisition sont favorables.

Importance des abattements pour donations et successions

Les abattements sont un élément central de la loi sur l’impôt sur les successions et la taxe de donation. Ils permettent de recevoir un certain montant en franchise d’impôt – tout ce qui dépasse est taxé. La loi prévoit que les donations et successions sont taxées différemment selon certaines périodes et en tenant compte du degré de parenté. Ainsi, les conjoints, partenaires de vie et descendants bénéficient particulièrement des dispositions de l’ErbStG, tandis que les parents éloignés ou les personnes non apparentées sont moins favorisés.

Dans l’ensemble, la loi sur l’impôt sur les successions et la taxe de donation veille à ce que l’acquisition de patrimoine en Allemagne soit taxée de manière transparente et compréhensible. Quiconque envisage une donation ou attend une succession doit prendre connaissance des dispositions de l’ErbStG à un stade précoce pour optimiser les avantages fiscaux.

Jugement du BFH élargit la marge de manœuvre – Az. II R 18/23

Maison familiale dans une GbR : le BFH permet une donation exonérée d’impôts

Une maison familiale utilisée par ses propriétaires peut être transmise exemptée de taxe de donation au conjoint, même si le bien est détenu dans une société civile familiale (GbR). Cela a été décidé par la Cour Fédérale des Finances dans un arrêt du 4 juin 2025 (Az. II R 18/23).

Classes fiscales, abattements et évaluation de la maison familiale

Lors de la donation d’une maison familiale, le rôle du donateur joue un rôle central, car le traitement fiscal dépend principalement de la classe fiscale. Différentes personnes (groupes) comme les acquéreurs, héritiers, descendants, enfants, parents, partenaires et partenaires de vie sont traités différemment. Selon le degré de parenté, ils sont classés dans les classes fiscales (classe fiscale I, II, III), ce qui affecte directement le montant des abattements et les taux d’imposition. Les enfants, descendants et parents bénéficient particulièrement d’abattements spéciaux, tandis que les partenaires et partenaires de vie jouissent également d’avantages fiscaux. Le montant de la taxe de donation dépend des montants, du taux d’imposition et de la classe fiscale respective – par exemple, un abattement de 400 000 euros s’applique pour les enfants et 200 000 euros pour les petits-enfants. En cas de décès, après le décès du testateur, la succession est répartie selon des règles spécifiques, le moment du décès étant déterminant pour le traitement fiscal. La taxe de donation s’applique tant aux donations de son vivant qu’aux successions après le décès, bien qu’il existe des différences dans le traitement fiscal. Elle est prélevée sur divers objets de valeur tels que les biens immobiliers, les appartements, les logements et d’autres actifs.

Les règles fiscales peuvent varier en fonction du lieu de résidence et du pays, notamment dans les cas transfrontaliers où des dispositions spéciales s’appliquent. L’administration fiscale joue un rôle actif dans l’application des obligations fiscales, et les contribuables doivent déclarer correctement leurs donations et successions. Il existe plusieurs raisons pour lesquelles une donation ou succession est exonérée ou soumise à l’impôt – comme l’utilisation de la maison familiale, l’utilisation personnelle et le respect des délais. Lors de l’évaluation de la maison familiale, le toit ou le grenier peut également jouer un rôle, surtout lorsque ces espaces sont utilisés à des fins d’habitation et font ainsi partie de la maison familiale fiscalement favorisée. La taxe de donation est généralement prélevée sur la valeur de la donation après déduction de l’abattement, le taux d’imposition variant selon la classe fiscale. Il peut être judicieux de planifier des donations de son vivant pour économiser des impôts ; une répartition judicieuse des montants sur plusieurs donations dans les dix ans peut apporter des avantages fiscaux.

La taxe de donation est un impôt prélevé sur l’argent, les biens immobiliers et d’autres objets de valeur (comme l’art ou les bijoux). En Allemagne, la taxe de donation est réglementée, mais des aspects internationaux comme le lieu de résidence et le pays peuvent jouer un rôle. La taxe de donation et l’impôt sur les successions sont étroitement liés, bien qu’il existe des différences dans le traitement fiscal. La taxe de donation est calculée sur la base de la loi sur l’impôt sur les successions et la taxe de donation (ErbStG), les classes fiscales et les taux d’imposition étant fixés dans la loi. Il est conseillé de se faire une idée des principales règles concernant la taxe de donation et de consulter un conseiller fiscal si nécessaire.

Différences entre donation et héritage pour une maison familiale

La maison familiale utilisée personnellement peut être léguée exemptée d’impôt dans certaines conditions. Parmi ces conditions figure notamment l’exigence que l’héritier utilise la maison familiale à ses propres fins résidentielles pendant au moins dix ans. Cette obligation est levée dans le cas d’une donation. La donation exemptée d’impôt de la propriété est possible lorsque la maison est utilisée à des fins résidentielles personnelles et que le donataire est le conjoint ou le partenaire de vie enregistré, selon le cabinet juridique MTR Legal, qui conseille entre autres en droit fiscal.

Maison familiale apportée dans une GbR

Le Bundesfinanzhof a franchi une étape supplémentaire en augmentant la marge d’optimisation fiscale pour les couples mariés. Il a précisé que l’exonération fiscale pour le transfert de la maison familiale du vivant des conjoints doit également être accordée lorsque l’un des conjoints apporte la maison dans une société civile de conjoints (GbR), à laquelle l’autre conjoint participe à parts égales.

Dans le cas sous-jacent, un couple avait formé en août 2020 une société civile (GbR). L’épouse était l’unique propriétaire d’un terrain bâti, utilisé à des fins résidentielles personnelles par les deux conjoints – soit une maison familiale typique. La femme a transféré le terrain bâti sans compensation dans le patrimoine social de la GbR dans le même acte notarié, les associés étant elle et son mari chacun à 50 %. Le contrat a qualifié ce transfert en faveur du mari de donation conjugale non rémunérée.

Exonération de la taxe de donation

Le mari a demandé une exonération de la taxe de donation conformément à l’article 13 paragraphe 1 point 4a de la loi sur l’impôt sur les successions et la taxe de donation (ErbStG). Cependant, le fisc a vu les choses différemment et a imposé une taxe de donation. Il n’a pas considéré que les conditions de l’exonération fiscale pour une maison familiale étaient remplies parce que le bien avait été transféré à la GbR et non au mari.

La plainte du mari a été couronnée de succès. Le tribunal fiscal compétent de Munich a validé les conditions pour une exonération fiscale et a fixé la taxe de donation à zéro euro. Il a argumenté que l’acquisition de la propriété indivise d’un terrain dans le cadre d’une GbR était également couverte par l’exonération fiscale selon l’article 13 paragraphe 1 point 4a phrase 1 ErbStG.

Dix ans et exonération fiscale

Un élément central de la taxe de donation est la soi-disant période de dix ans. Toute personne procédant à une donation peut exercer à nouveau son abattement personnel tous les dix ans. Cela signifie : après l’écoulement de dix ans, une nouvelle donation peut être effectuée sans que la taxe de donation ne s’applique au nouveau montant – à condition que la valeur de la donation reste dans la limite de l’abattement en vigueur. Cette disposition offre notamment pour les grandes fortunes et les biens immobiliers la possibilité de transférer progressivement le patrimoine de manière fiscalement optimisée. Lors de la donation d’une maison familiale ou d’autres biens immobiliers, il est important de connaître les conditions pour une exonération fiscale. Par exemple, l’utilisation personnelle de la maison familiale par le donataire peut permettre une exonération fiscale complète. Pour trouver la stratégie optimale pour les donations et l’utilisation des abattements, il est conseillé de consulter un conseiller fiscal expérimenté. Cela permet de tirer le meilleur parti des avantages de la période de dix ans et des possibilités légales d’économies fiscales.

Classe fiscale III et taxe de donation

La classe d’impôt III est la catégorie la moins favorable pour les droits de donation et concerne en particulier les personnes qui ne sont pas ou seulement éloignées par la parenté avec le donateur. Parmi les bénéficiaires de la classe d’impôt III se trouvent par exemple les neveux, nièces, oncles, tantes, enfants par alliance, mais aussi des amis ou d’autres personnes non parentes. Pour ce groupe, l’abattement est fixé particulièrement bas à 20 000 euros. Cela signifie que si la valeur de la donation dépasse ce montant, le bénéficiaire doit payer des droits de donation sur la valeur excédentaire.

Les taux d’imposition de la classe III sont sensiblement plus élevés que dans les autres classes d’impôt et augmentent progressivement en fonction du montant soumis à l’impôt sur la donation. Selon la valeur de la donation, le taux d’imposition peut atteindre jusqu’à 50 %. Cela conduit à ce que les donations plus importantes à des personnes de la classe d’impôt III soient associées à une charge fiscale considérable.

Quiconque envisage de faire une donation à des personnes de la classe d’impôt III devrait donc examiner attentivement la valeur de la donation et les impôts qui pourraient en découler. Il est conseillé de garder à l’esprit les abattements et les taux d’imposition, et éventuellement de planifier la donation en plusieurs étapes sur une période plus longue pour minimiser les impacts fiscaux. Une consultation précoce avec un conseiller fiscal peut aider à éviter des arriérés d’impôt ou des pénalités inattendues et à optimiser la donation.

Utilisation commune de la résidence familiale lors d’une donation

La révision du fisc contre ce jugement a été rejetée par la BFH comme infondée. Elle a d’abord constaté qu’en transférant le terrain dans les actifs de la société de partenariat GbR, dans laquelle le mari est impliqué, celui-ci bénéficiait d’un enrichissement à hauteur de sa part – la moitié de la valeur du terrain. Sur le plan fiscal, ce ne sont pas les GbR qui sont considérés comme enrichis, mais leurs associés, selon la BFH.

La BFH a également indiqué qu’une exonération fiscale pour une résidence familiale est possible lorsqu’un conjoint confère à l’autre la propriété ou la copropriété d’un terrain bâti contenant un logement à des fins d’habitation propre. Même si dans ce cas particulier, la GbR est devenue formellement le propriétaire du terrain, cette condition est remplie. En effet, le but réel, l’utilisation commune de l’immobilier en tant que résidence familiale, reste inchangé. Même si la propriété est maintenant légalement détenue en indivision par la GbR, elle est attribuée fiscalement au mari en fonction de sa part. Ainsi, une propriété ou copropriété est effectivement conférée, a encore précisé la BFH.

L’objectif de l’exonération fiscale pour la résidence familiale est de promouvoir la communauté de vie conjugale et de ne pas imposer inutilement le but commun de résidence sur le plan fiscal. Cela ne serait pas conforme à l’objectif de la loi si une structuration avec une GbR de conjoints excluait justement l’exonération fiscale, bien que la situation économique soit la même qu’un transfert direct, selon la BFH.

Marge de manœuvre fiscale et abattements

Avec ce jugement, la BFH a clairement établi que l’exonération fiscale de l’article 13, paragraphe 1, numéro 4a de l’ErbStG peut s’appliquer, même si la résidence familiale n’est pas transférée directement entre conjoints, mais via une GbR fondée conjointement de conjoints. Ainsi, la BFH a ouvert d’autres marges de manœuvre pour l’optimisation fiscale.

Les marges de manœuvre fiscales peuvent être optimisées notamment par l’utilisation correcte des classes d’impôt, des taux d’imposition et des abattements pour différentes catégories de personnes telles que les enfants, les descendants et les partenaires. Une planification précoce des donations de son vivant peut apporter des avantages fiscaux considérables.

MTR Legal Avocats conseille de manière exhaustive sur les droits de donation et d’autres thèmes du droit fiscal.

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