Une banque russe perd devant la Cour constitutionnelle fédérale dans une affaire de subvention aux frais de justice

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Décision de la Cour constitutionnelle fédérale sur la prise en charge des frais pour une banque russe

Le 18 août 2025, la Cour constitutionnelle fédérale a statué sur le recours constitutionnel d’une institution de crédit russe concernant l’octroi d’une subvention pour les frais de justice allemands. Cette décision est un signal important en ce qui concerne les exceptions applicables en Allemagne aux parties dont les actifs sont gelés dans le cadre des mesures de sanction européennes.

Contexte de la procédure

La requérante est une institution financière russe dont les actifs ont été gelés à la suite des sanctions de l’UE contre la Russie. Dans une procédure judiciaire allemande, elle a demandé une aide aux frais, en affirmant que sa liberté de disposition limitée sur les actifs constituait une situation de détresse financière. Elle s’est référée en particulier à l’article 138, paragraphe 1, du code de procédure civile, qui prévoit un remboursement des frais pour les entreprises touchées par des sanctions.

Le tribunal civil a rejeté sa demande. Par la suite, la banque a emprunté la voie du recours constitutionnel et a dénoncé une violation de ses droits à une protection juridictionnelle effective et à l’égalité de traitement.

Appréciation juridique par la Cour constitutionnelle fédérale

La Cour constitutionnelle fédérale a confirmé la décision des instances inférieures. Selon l’avis des juges, le refus d’une subvention des frais de justice n’est pas critiquable, car il n’existe ni un droit constitutionnel à l’élargissement de l’aide aux frais, ni une obligation de créer une réglementation spéciale plus étendue.

La décision souligne que les actifs gelés échappent en principe à la disposition de l’entreprise concernée, conformément au droit européen, jusqu’à ce qu’une libération expresse soit accordée. Une situation de détresse financière au sens des dispositions sur l’aide aux frais ne peut donc pas être allégée uniquement par les sanctions de l’UE. En outre, l’exception existante prévoit qu’une prise en charge des frais n’est possible que si des obligations internationales de l’Union européenne l’exigent impérativement. Dans le cas présent, la Cour constitutionnelle fédérale n’a constaté aucune violation des droits fondamentaux ou humains.

Pertinence pour les entreprises sanctionnées et les procédures judiciaires

La décision montre que les entreprises sanctionnées peuvent rencontrer des difficultés à faire valoir leur droit à la prise en charge des frais de justice lors de litiges en Allemagne, même en cas de pertes économiques dues aux comptes gelés. Le jugement renforce l’application restrictive des exceptions pour la libération de fonds en faveur des procédures judiciaires. Le cadre juridique de l’Union, sous lequel les actifs sont bloqués, demeure prépondérant à cet égard.

Perspective et interprétation juridique

La procédure met en avant que les tribunaux allemands, en matière de prise en charge des frais en faveur des parties sanctionnées, ne sont pas tenus d’aller au-delà de ce que le législateur prévoit. Les normes juridiques internationales et européennes peuvent ici poser le cadre nécessaire, sans que la jurisprudence nationale doive procéder à des ouvertures indépendantes.

Dans la mesure où les décisions ont un impact direct sur la pratique, il est toujours important de distinguer si les sanctions peuvent directement fonder un droit à la protection juridictionnelle en Allemagne – la Cour constitutionnelle fédérale l’a nié dans le cas concret, conformément à la législation actuelle.

Pour les entreprises, investisseurs ou particuliers confrontés à des situations similaires et nécessitant une analyse juridique de leurs options, il est conseillé de solliciter un conseil qualifié. De plus amples informations à ce sujet sont fournies par MTR Legal Rechtsanwälte dans le domaine de la Conseil juridique en droit bancaire.