Les demandes de paiement par SMS sont légalement autorisées sous certaines conditions.

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Admissibilité des demandes de paiement par SMS – Jurisprudence actuelle de la Cour d’appel d’Hamm

La question de savoir si l’envoi de demandes de paiement aux consommateurs par SMS est admissible a une grande pertinence dans la pratique : les entreprises et les prestataires de services de recouvrement utilisent de plus en plus les moyens de communication numériques pour faire valoir les créances en temps voulu. La Cour d’appel d’Hamm s’est penchée, dans une décision du 30 mai 2024 (réf. I-4 U 252/22), sur l’admissibilité d’une demande de paiement par SMS, en élaborant d’importantes lignes directrices pour la pratique.

Contexte et arrière-plan de la décision

Dans la procédure initiale, une association de consommateurs avait intenté une action en cessation contre un prestataire de services de recouvrement. Il était reproché notamment qu’une débiteuse avait reçu un dimanche une demande de paiement par SMS, qui sollicitait un contact téléphonique pour clarifier les créances en suspens. L’association y voyait une infraction à l’interdiction d’un harcèlement déraisonnable selon le § 7 al. 1 phrase 1 de la loi contre la concurrence déloyale (UWG). La juridiction inférieure avait suivi cet avis et interdit l’envoi de demandes de paiement par SMS.

Évaluation juridique par la Cour d’appel d’Hamm

La Cour d’appel d’Hamm a rejeté le recours en appel et a différencié entre les messages publicitaires non sollicités et la revendication de créances existantes.

Notion de « harcèlement déraisonnable »

Le tribunal a d’abord précisé que la notion de « harcèlement déraisonnable » selon le § 7 UWG doit être interprétée à la lumière de la forme de communication concrète et de son contenu. Une demande de paiement se distingue par ses objectifs considérablement d’un message publicitaire : tandis que le but d’un message publicitaire est de promouvoir des affaires, la notification de créance représente uniquement l’affirmation d’un droit préexistant.

SMS en tant que moyen de communication

La Cour d’appel d’Hamm a souligné que la communication moderne – notamment dans le domaine de la gestion des créances – utilise de plus en plus des canaux numériques et mobiles. Les messages SMS sont courts par rapport aux appels ou aux e-mails et peuvent être rapidement pris en compte. Selon le tribunal, l’envoi d’une demande de paiement par SMS n’est pas fondamentalement inadmissible et ne tombe pas automatiquement sous l’interdiction des harcèlements déraisonnables.

Intérêts de protection du destinataire

Toutefois, le tribunal a souligné qu’il peut exister un risque d’abus. En particulier, la forme de l’approche ne doit pas amener à exercer une pression systématique sur les débiteurs. L’admissibilité doit donc toujours être examinée au cas par cas, en tenant compte des circonstances, du moment et de la fréquence des envois. Dans le cas concret, un SMS unique envoyé un dimanche a été jugé encore acceptable.

Conséquences pour les entreprises et les créanciers

Pour les entreprises, la décision accroît la sécurité juridique concernant le premier contact avec les débiteurs via les moyens de communication mobile. Cependant, elle souligne aussi la nécessité d’une sélection appropriée du canal de communication et du respect des intérêts légitimes des parties concernées.

Options d’action préventive et exigences de conformité

L’envoi de demandes de paiement doit toujours être discret et tenir compte des horaires de communication socialement adéquats. Les messages répétés ou envoyés trop tard peuvent toutefois être illégaux et donner lieu, par exemple, à des actions en cessation. Dans tous les cas, les entreprises doivent veiller à ce que les données personnelles soient traitées conformément à la protection des données.

Références en droit du travail et contractuelles

Entre le créancier et le débiteur, le choix du moyen de communication peut également découler de la relation contractuelle respective ou d’accords supplémentaires en matière de droit du travail ou de service. Si de telles réglementations existent dans le cas concret, elles doivent être primordiales.

Conclusion

Le jugement de la Cour d’appel d’Hamm illustre l’examen différencié des voies de communication numériques dans la gestion des créances. Une qualification d’infraction à la concurrence selon le § 7 UWG ne peut être envisagée pour les demandes de paiement par SMS sans autre forme; le cas particulier et le respect des intérêts légitimes des deux parties sont toujours déterminants. Les entreprises et les créanciers sont tenus de suivre continuellement l’état actuel du droit et de la jurisprudence et d’adapter leurs processus internes en conséquence.

En cas de questions juridiques concernant la communication de créances, notamment en ce qui concerne le choix des moyens de contact admissibles, les avocats de MTR Legal se tiennent à disposition pour un accompagnement juridique.